Suite d'écriture de l'Antre des livres

Publié le par Expressions Littéraires Universelles

« Suite d’écriture »
Atelier ouvert à tous
« Seuls, les livres consolent de l’inconsolable »
Hafid Aggoune — Rêve 78, éd. Joëlle Losfeld

 

Durant tout le festival de l’édition, cette suite d’écriture était ouverte à tous. La phrase de démarrage était issue du roman d'Hafid Aggoune. Chacun y a apporté sa phrase, son mot. Seule la dernière phrase était visible… voici ce que cela donne.

 

Le samedi :


Seuls, les livres consolent de l’inconsolable

 Chaque lettre, chaque mot, chaque phrase, vous délivrent vers l’horizon du voyage.
Dieu manqua de temps, alors il a créé la mère, et la Terre s’est mise à trembler avec toute sa Tendresse ! Quelle Tendresse ! Elle n’attend que cela. Dans la torpeur nocturne, en entend battre son cœur las. Et soudain : un éclat de lumière !
Et l’amour enfla, enfla, éclata comme une grosse bulle !
Et « POUM », la bulle, un jour, éclata donc.
Qu’était-ce donc, cette bulle, une bulle de savon, de champagne, une bulle de verre, en tout cas elle vola en éclat de rire.
Parce que oui, rire c’est bon pour la santé !
Mais attention, il ne faut pas rire de tout et n’importe quoi...
Il plongea à pic dans l’océan, et remonta sur le dos d’une sirène.
Ils se racontèrent. Lui sa solitude. Elle ses émois, ses désirs. Neptune pouvait attendre.
Émois, désirs... que lui en dire ? Un peu ? Tout ? Le dieu de la mère n’allait-il pas tout submerger ?
Au diable les dieux, trop de questions tuent les émotions. Nous ne sommes que des humains. Nous ne savons de quoi sera fait demain, alors disons nous tout. Vivons jusqu’au bout, et, si nous aimons, que notre amour soit fou.
Qu’est-ce qu’on fait là ? Je n’en sais rien. Attends, on va voir !
On va rendre sa langue au serpent.
Ou sa langue au chat.
Rendons sa langue au Shah.
Dansons le cha-cha-cha !
La voilà, qu’elle est belle entre ses pas ; des pas rythmés comme le cycle des pages
Elle ondule par tous les temps, et même le pendule se réjouit et s’arrête sur sa silhouette.
Et le chocolat fond de plaisir.
J’en ai sur tous les doigts de la main et des pieds.
Les mains et les pieds expriment tant de sentiments et de sensations !
Les mains me parlent de musique.
L’esprit chante les mots. Les mots qui calment, régénèrent, tonifient. Doucement, se retrouver, se consoler.

 

Antre 193La table de la suite d’écriture et des mots croisés « 10 mots de la langue française »
en collaboration avec le ministère de la Culture dans le cadre de la promotion de la francophonie

 

Le dimanche :


Seuls, les livres consolent de l’inconsolable

Dans les rues de la ville, il y a mon amour…
Mon amour qui flotte au-dessus des toits.
Les étoiles de mon monde onirique enflamment la cité, et les flammes de mon cœur montent dans les nuages.
Seul dans la nuit cotonneuse, il cherchait une issue à sa vie, mais laquelle ? Se fondre dans le néant ou jaillir à la lumière ?
La pluie tombe aujourd’hui et les grêlons aussi. Ne fuyons pas, restons au salon.
La dictée de Vincent Roca, un délice de mots de jeux de mots laids qui font les gens bêtes. Mais les mots de Vincent sont beaux.
Ce sont les mots ou les yeux de Vincent qui sont beaux ?
Les yeux de Denis ont éclairé de leur belle lumière bleue des heures sombres et ont ramené la joie.
La maison de nouveau enjouée allait accueillir des enfants, de la famille des amis.
Que dire ? Qui ne s’est jamais posé la question ? La littérature peut-elle nous aider à dire le bon mot, au bon moment ?
Mais pourquoi d’abord ces questions ?
Si nous pouvions accueillir simplement le parfum de la vie qui sourit, le miel qui nourrit,
Et prendre le temps, tout simplement d’aller de l’avant.
Sans regarder derrière ?
Show must go on !
Mais quand le showbiz nous fait la bise, embrassons la créativité.
Et quand l’inspiration s’essouffle, il faut entendre, au loin, le pas de la Muse.
Le pas de la muse et hic ! Voilà que la musique ANTRE en jeu !
L’antre musique de chambre ou un bœuf de jazz… ?
Je ne savais plus où donner de la tête, les notes s’entrechoquaient en silence, mais au fond…
À travers les grandes baies vitrées, le soleil me réchauffait et sa lumière m’apportait sérénité.
Les rencontres au salon me réchauffent et m’illuminent.
Point n’est besoin d’un jeu pour faire vivre l’amitié !
D’autant qu’il brûle depuis le néolithique le feu des hommes et bien après que les poules eurent des dents.
Mais rien ne vaut ce proverbe : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs !


Publié dans édition 2014

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